La performance des deux satellites repose sur leur refroidissement à des températures extrêmement basses pour détecter des variations de températures de l’ordre du millionième de degré. Pour cela, les instruments de mesure doivent atteindre une température inférieure à celles observées.
Interview de Dominique Bernal, Directeur des Technologies Avancées
Interview de Jean-Loup Puget, Membre de l’Académie des Sciences
Les compétences uniques et l’expertise d’Air Liquide en cryogénie et dans le domaine spatial, démontrées depuis plus de quarante ans notamment à travers le programme Ariane ou le développement d’un système de refroidissement en fonctionnement à bord de la Station Spatiale Internationale, ont largement contribué au développement des systèmes embarqués à bord des deux satellites.
Pour ce projet exceptionnel, les équipes d’Air Liquide ont travaillé en collaboration étroite avec les experts de l’Institut Néel (CNRS) et l’Institut d’Astrophysique Spatiale (IAS) pour le compte du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES).
Pour la mission Planck, le Groupe a su relever un défi technologique exceptionnel pour l’instrument HFI (High Frequency Instrument) en assurant la conception et la réalisation d’un refroidisseur à dilution spatialisé pour la première fois. Outre ce refroidisseur, le Groupe a fourni les équipements pour effectuer au sol le remplissage des réservoirs d’hélium ultra pur à très haute pression, ainsi qu’une unité de contrôle embarquée permettant d’assurer le bon fonctionnement du refroidisseur en vol.
Grâce aux technologies développées par Air Liquide, le satellite Planck est le point le plus froid de l’Univers.
La conception et la réalisation d’un réservoir cryogénique constituent les principaux défis posés à Air Liquide dans ce projet. Les Équipes des Techniques Avancées ont conçu et fabriqué un réservoir cryogénique hors du commun de 2 400 litres pour stocker l’hélium.
Cryogénie : du froid pour l’espace
pour l'Assemblée Générale 2012