L’oxygène pour une combustion plus propre [ Retour vers  L'Environnement  ]

Pour réduire les émissions industrielles, Air Liquide développe des procédés de combustion qui utilisent l'oxygène plutôt que l'air.

De nombreux procédés industriels comme la fabrication du verre, de l’aluminium, de l’acier… doivent chauffer ou faire fondre des matières premières. Classiquement, ils utilisent une combustion qui met en jeu un combustible (fioul, gaz naturel…) et de l’air (21% oxygène et 78% azote).

En remplaçant l’air par l’oxygène, le procédé d’oxycombustion permet de limiter les émissions d’oxydes d’azote ou NOx. Ces rejets, nocifs pour l’homme et l’environnement, sont produits par la réaction à haute température de l’oxygène et de l’azote présents dans l’air.

Les chercheurs d’Air Liquide développent des brûleurs spécifiques, adaptés à l’utilisation de l’oxygène. Ils permettent de générer des flammes d’oxycombustion (2600°C) bien plus énergétiques que les flammes de combustion à l’air (1900°C) et d'optimiser l'injection de l'oxygène dans les fours industriels. L'utilisation de l'oxycombustion permet également de réduire la consommation énergétique du four.

L’expertise de pointe développée par Air Liquide se traduit par le dépôt de plus de 800 brevets dans ce domaine. A ce jour, 40% des fours à verre techniques ont été convertis à l’oxycombustion et leurs émissions de NOx ont été divisées par 30. Cette expertise permet à nos ingénieurs de développer aujourd'hui les procédés d'oxycombustion qui vont permettre decapter efficacement le CO2 à la sortie des unités industrielles avant son enfouissement dans le sous-sol.