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Airparif

Vigie de la qualité de l’air parisien

En matière de surveillance de la pollution, outre les conditions de circulation, l'état de la météo est d'importance pour Airparif : conditions anticycloniques, absence de vent, inversion des températures... Tout au long de l'année, l'association mesure la qualité de l’air dans Paris et sa région et alerte lorsque des épisodes de pollution sont prévus. Les autorités prennent ensuite les mesures nécessaires.

Stations de mesure

De grandes boîtes vertes d'apparence discrète : Airparif compte une soixantaire de stations à travers la région Île-de-France dans lesquelles la qualité de l'air est mesurée. Leur fonctionnement ? Sur le toit de chacune de ces stations, des analyseurs automatiques aspirent l'air à l'aide d'une pompe. Ensuite, la concentration de polluants est directement estimée par un préleveur automatique. Enfin, ces données sont transmises, à distance et plusieurs fois par jour, à l'ordinateur central d'Airparif avant d’être stockées dans des bases de données.

Maintenance des stations

Au siège d’Airparif, le laboratoire s'impose au regard des visiteurs. Derrière la baie vitrée qui le sépare du hall : des écrans d’ordinateurs qui font défiler les données, de nombreux instruments scientifiques ainsi que des bouteilles de gaz de calibration ALPHAGAZ™ d’Air Liquide.

Laurent Gauvin, métrologue à Airparif explique : « ces gaz sont cruciaux pour assurer le bon calibrage des équipements dans la station. Il s’agit de gaz d’étalonnage qui permettent de vérifier qu’un instrument est toujours aussi précis. Si ce n’est pas le cas, nous le réajustons ». Les stations sont automatiques, mais leur maintenance nécessite le passage régulier de techniciens, qui se munissent alors des bouteilles de gaz fournies par Air Liquide.

Les gaz d’étalonnage ALPHAGAZ™ fournis par Air Liquide permettent de vérifier la précision des équipements

Traitement des données en laboratoire

C’est chaque jour le même rituel. Une fois les données envoyées depuis la station au laboratoire, Laurent Gauvin peut commencer ses prévisions, puis les rendre disponibles sur le site internet d’Airparif. Là, sur un grand écran bardé de données, il lit les résultats : « Aujourd’hui ça va, on ne dépasse pas les 50 µg/m³ ! ». Ceci représente 50 microgrammes de particules par mètre cube d’air. Si ce seuil est dépassé, le niveau d’alerte est déclenché. Les autorités peuvent alors prendre des mesures pour réduire le niveau de pollution : interdiction de circuler pour certains véhicules, stationnement résidentiel gratuit ou encore réduction des tarifs dans les transports en commun.

Focus

PEMS : vers les stations de demain avec l’innovation Air Liquide

En complément du réseau de stations de mesure fixes, demain seront déployés les PEMS* (système embarqué de mesure des émissions). Des analyseurs compacts capables de fonctionner dans les conditions réelles de circulation.

En savoir plus

C’est avec ces PEMS que Airparif et Île-de-France Mobilités (ex-STIF, l’autorité organisatrice des transports) ont lancé « la première étude des mesures à l’émission au monde ». 22 bus, diesel et hybrides, sont équipés de PEMS jusqu’en 2019. Leur mission, mesurer les émissions de leurs pots d'échappement (NOx, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone). Une première mondiale selon l’organisation. L’objectif final de cette étude est de réduire, « dans la mesure du possible », les émissions des bus en circulation.

Dans ce cadre, Air Liquide a innové afin de proposer des gaz adaptés à ces systèmes de mesure mobiles. Explications d’Alexandre Mazars, Responsable Conception Marketing à Air Liquide : « Pour la calibration des PEMS, nos clients utilisaient plusieurs bouteilles et des équipements pas toujours faciles à utiliser. Nous avons conçu un kit de calibration prêt à l'emploi incluant une bouteille de mélanges qui rassemble tous les polluants recherchés en une seule et même bouteille. Ceci facilite le travail de nos clients et réduit leur temps de calibration. Le défi majeur était technique puisque les molécules de monoxyde d’azote et de dioxyde d’azote sont connues pour ne pas être stables une fois mélangées, mais nos experts Air Liquide ont su réaliser et rendre stable ce mélange ».

* PEMS : Portable Emission Measuring System

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Les missions d’Airparif

Informer le grand public est l’une des missions d’Airparif depuis sa création en 1979 et la loi Laure qui « reconnaît le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à la santé ». « Surveiller, comprendre, et accompagner ! » appuie Charlotte Songeur, ingénieure au service communication d’Airparif. De l’analyse, de la prévision, des mesures d’impact mais aussi de la pédagogie et de la sensibilisation. Et ça fonctionne : « Cela fait 15 ans que nous constatons une amélioration de la qualité de l’air. Tous les polluants ont diminué sauf l’ozone. Entre 2002 et 2012, la pollution a diminué de 30 % ».

Airlab, une initiative responsable

Des entreprises (dont Air Liquide), des start-up et des associations se réunissent à l’Airlab pour promouvoir une meilleure qualité de l’air. Airparif est à l'initiative de ce projet lancé en septembre 2017. « Au lancement, nous avions une vingtaine de partenaires. En moins d’un an, nous en sommes à 60 partenaires » explique Thomas Alcaraz, qui porte l’initiative à Airparif. Chaque entreprise fournit des équipements et apporte une contribution financière. Concrètement, en quoi consiste l’action de l’Airlab ? « C’est par exemple la surveillance en temps réel de la qualité de l’air d’un bâtiment. Un projet piloté par Veolia et Icade et qui sera opérationnel courant octobre 2018. Le but étant d’améliorer à terme les conditions de travail des employés ». Un projet qui n’aurait pas pu avoir lieu sans l’Airlab.