Aller au contenu principal

Innover pour
la qualité de l'air

Entretien avec Carina Krastel, Chef de projet, i-Lab Air Liquide

Intrapreneure au sein du i-Lab et membre de l’équipe « Act for Air », Carina Krastel adopte une approche centrée sur l’utilisateur et des méthodes de start-up pour expérimenter de nouvelles solutions autour de la purification de l'air dans des espaces urbains très pollués.

Pouvez-vous nous présenter « Act for Air », qui regroupe des projets pilotes auxquels vous participez ?

Au sein du i-Lab, qui est le laboratoire d'innovation d'Air Liquide, les projets de « Act for Air » visent à trouver des solutions pour améliorer la qualité de l’air. Avec mon binôme Simon Vidal, nous travaillons par exemple au développement de projets innovants autour de la purification de l’air dans les espaces urbains très pollués, comme les parkings, les tunnels ou les enceintes ferroviaires souterraines. Aujourd’hui, ces lieux sont dotés de systèmes de ventilation, mais pas de traitement de l’air. Notre idée est d’installer des unités mécaniques qui filtrent les particules fines tout en consommant peu d'énergie (traitement de l’air par ionisation positive). Ces dispositifs permettent d'améliorer l’air intérieur mais aussi l’air extérieur. Dans ce cadre, nous participons notamment à un projet pilote à Eindhoven (Pays-Bas), en collaboration avec plusieurs partenaires dont l’université de la ville.

En tant qu'intrapreneure, quels défis devez vous relever pour mener ce type de projets ?

Pour tout projet mené au i-Lab, nous devons convaincre les sponsors internes, de la même façon que des entrepreneurs doivent convaincre des investisseurs potentiels. En parallèle, nous nous adressons à d’autres entreprises susceptibles de soutenir notre idée. Ce qui a fait la différence, c’est notre passion et notre conviction que l’idée va fonctionner. Grâce à Air liquide, expert des gaz dans l'industrie et la santé, nous avons une légitimité renforcée auprès des sponsors et des partenaires. Notre volonté affichée d’œuvrer pour améliorer la qualité de vie joue fortement en notre faveur.

En quoi le i-Lab illustre-t-il, selon vous, l’esprit pionnier propre à Air Liquide ?

Pour moi, être pionnier, c’est sortir des sentiers battus et expérimenter sans avoir peur d'échouer. L’échec est aussi source d’apprentissage, cela suppose simplement une relation de confiance entre l’intrapreneur et son management. Dans le cadre des projets du i-Lab, c’est exactement ce que nous faisons : par exemple, sur « Act for Air », tester des solutions pour améliorer la qualité de vie des hommes et des femmes. Par ailleurs, nous nous inscrivons dans une transformation d'ampleur chez Air Liquide, dans la mesure où l'équipe dont je fais partie adopte des méthodes de start-up, et une approche centrée sur l’utilisateur pour innover. Notre état d’esprit c’est « si une idée ne marche pas, nous passons à une autre ». Enfin, avec ce statut d’intrapreneur, nous avons une vraie responsabilité décisionnaire : nous travaillons en consultation avec notre écosystème puis nous prenons la décision. C’est une façon de travailler plutôt intéressante et efficace, et qui contribue à la transformation le Groupe.

Notre état d'esprit : si une idée ne marche pas, nous passons à une autre

Quel impact « Act for Air » aura-t-il concrètement sur la santé et l'environnement ?

Améliorer la qualité de l'air dans des zones particulièrement touchées par la pollution des particules fines a un effet considérable sur la santé publique, et aide à réduire le nombre de décès prématurés causés par la pollution de l’air. C'est un secteur qu'Air Liquide connaît bien, grâce à son expérience dans le domaine médical et plus particulièrement la santé respiratoire.


Cette interview entre dans le cadre d’une série de cinq interviews d’esprits pionniers d’Air Liquide, ces collaborateurs qui font avancer le Groupe et contribuent à construire le monde de demain.