AMICalSat

Un nanosatellite pour étudier les aurores boréales

Un phénomène fascinant

Teintant de vert ou de rouge les ciels des pôles, les aurores boréales et australes nous fascinent. Mais comment se forment les aurores polaires ?

Au départ, il y a le Soleil qui, en plus de la lumière, émet des particules : c’est ce qu’on appelle le vent solaire.

Lorsqu'elles arrivent à proximité de la Terre, ces particules chargées d’électricité sont conduites près des pôles par le champ magnétique terrestre. Elles chargent alors électriquement les atomes des gaz de l’atmosphère.

Devenus instables, ces atomes reviennent à leur état fondamental, en libérant par la même occasion un photon, donc de la lumière. C’est ce phénomène qui est à l’origine de la formation des aurores polaires.

Porté par le Centre Spatial Universitaire de Grenoble (CSUG) et soutenu par Air Liquide, le projet AMICalSat cherche à mieux comprendre ce phénomène.

Le nano-satellite AMICalSat fait la taille d'une brique de lait. Lancé le 3 septembre 2020 depuis la base de Kourou via un vol Vega, il doit notamment permettre de mieux comprendre comment les variations de l’activité solaire interagissent avec les installations technologiques.

Un domaine en pleine mutation

Cette initiative s'inscrit dans le contexte d'un domaine spatial en pleine mutation avec l'avènement du New Space, terme qui désigne l'essor de nouveaux acteurs et d'un accès à l'exploration spatiale à coûts compétitifs.

« Au delà du volet financier, notre mécénat a également pris la forme d'une mise à disposition de moyens d'essai et de compétences. Les équipes Air Liquide ont accompagné les étudiants dans la définition la mission ainsi que dans la conception de la charge utile du satellite. C’est un bel exemple d’innovation ouverte qui allie expertise scientifique et technologique et esprit d’entreprendre » indique Benoît Hilbert, Directeur advanced Technologies chez Air Liquide.

Aujourd'hui, AMICalSat assure sa mission 500 km au dessus de nos têtes et l'aventure continue...

Crédits images : Karim Bentroudi (Service audiovisuel de l'UGA), Getty