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de la mobilité hydrogène

Épisode 2 : États-Unis et Chine, les géants

La Californie tout comme la Chine ont compris l’importance de changer d’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Très engagé dans le développement durable, l’État américain développe depuis plusieurs années déjà une politique de mobilité hydrogène ambitieuse dans un pays où la voiture est reine et le pétrole son roi. La Chine, dont les villes étouffent sous les particules, accélère le déploiement de la technologie hydrogène pour les transports. Et ses ambitions sont à la hauteur du pays : immenses !

États-Unis : la Californie, laboratoire de la mobilité hydrogène

Depuis plus de 20 ans, la Californie s’en engagée en faveur de la protection de l’environnement et du développement des énergies renouvelables. Berceau des premières voitures hybrides, l’État favorise l’achat de véhicules électriques et hydrogène par le biais d’incitations fiscales. En 2018, Jerry Brown, alors Gouverneur de Californie, s’engageait par décret à atteindre l’objectif de 5 millions de voitures électriques ou hydrogène en circulation d’ici 2030. Ce plan prévoit également 2,5 Md$ sur huit ans pour favoriser, notamment, l’installation de stations hydrogène.

Aujourd’hui, l’investissement politique a favorisé la mise en circulation de trois modèles hydrogène. Deux japonais (Toyota Mirai et Honda Clarity Fuel Cell) et un sud-coréen (Hyundai NEXO qui a pris le relais du Tucson / iX35 Fuel Cell). Les principaux constructeurs américains se montrent plus focalisés sur la technologie électrique, même si des études autour de l'hydrogène se poursuivent. General Motors, membre du Conseil de Hydrogène a témoigné à ce propos.

La Californie compte aujourd’hui 40 stations hydrogène et ambitionne d’en disposer d’un millier d’ici 2030. Membre du consortium California Fuel Cell Partnership, Air Liquide participe de ce déploiement : le Groupe a déjà installé 4 stations dans l’État. Début 2019, le Groupe a lancé la construction, dans le Nevada, d’une première unité de production de grande taille d’hydrogène liquide. Avec une capacité de près de 30 tonnes d’hydrogène par jour, cette unité pourra alimenter 35 000 véhicules à pile à combustible, soit sensiblement le nombre attendu sur les route d’ouest américain en 2022. Le Groupe a, par ailleurs, signé un contrat long terme avec FirstElement Fuel Inc. pour la fourniture d’hydrogène à son réseau de stations californien.

Pour Michael Graff, Directeur Général adjoint, membre du Comité Exécutif du groupe Air Liquide « ces accords permettent d'accélérer le déploiement de nouveaux véhicules électriques à hydrogène - voitures, camions, autobus - prévu par les constructeurs automobiles tels que Toyota, Honda et d’autres équipementiers majeurs en Californie ».

7 000

véhicules et 42 stations aujourd’hui

40 000

véhicules d’ici 2022

200

stations d’ici 2025

Chine : se donner les moyens de révolutionner la mobilité

La Chine s’est intéressée à la pile à combustible dès les années 70 dans le cadre de la recherche spatiale. La focalisation sur la mobilité hydrogène intervient 20 ans plus tard. Plusieurs plans quinquennaux vont ainsi intégrer des programmes de recherche sur le sujet. Dans le « Energy Development Strategy Action Plan » (2014-2020), une des vingt actions-clés identifiées concerne l’hydrogène et la pile à combustible. Comme pour le Japon, l’Allemagne ou la Californie, la mobilité hydrogène bénéficie donc du soutien fort du Gouvernement.

En l’espace de quelques années, la Chine a accéléré le mouvement. Au printemps 2019, le Gouvernement a ainsi amendé son rapport de travail annuel pour y inclure la construction de stations de recharge pour véhicules hydrogène. Le pays n’en compte aujourd’hui qu’une quinzaine. Or, il faudra que ce nombre augmente rapidement s’il veut pouvoir alimenter le million de véhicules envisagé pour 2030.

C’est dans cette logique qu’Air Liquide – déjà présent en Chine avec près de 90 unités de production de gaz industriels – a constitué au printemps 2019 une coentreprise avec le groupe chinois Chengdu Huaqi Houpu Holding : Air Liquide Houpu Hydrogen Equipement. Objectif : produire et commercialiser dans le pays des stations hydrogène pour répondre à la demande du marché.

Les constructeurs automobiles chinois vont devoir également accélérer la cadence pour rattraper leur retard. Les véhicules utilitaires et les bus seront dans un premier temps privilégiés. Dès 2019, 30 000 bus devraient être fabriqués chaque année. Côté véhicules particuliers, Great Wall Motor a engagé d’importants investissements en Recherche & Développement et ambitionne de sortir un premier modèle hydrogène d’ici 2022. DongFeng a emboîté le pas en initiant une coopération industrielle avec plusieurs acteurs locaux.

Si résoudre le problème des particules fines est l’objectif à court terme de la Chine, il s’agit à long terme de faire émerger les champions nationaux du secteur qui alimenteront le marché chinois, mais pas uniquement : la mobilité hydrogène sera pourvoyeuse d’emplois et le pays l’a bien compris.

5 000

véhicules en 2020

50 000

véhicules d’ici 2025

1 million

de véhicules en 2030

Article publié le 05 septembre 2019