Le 26 septembre 2007, sur l'aéroport de Marseille Air Liquide a fourni les 4 700 m3 d'hélium qui permettent de soulever le ballon, et l’ensemble de son équipement : près de 5 tonnes.
Mais comment l'hélium, une si petite molécule, peut-il supporter de telles charges?
Archimède avait déjà la réponse quand il lançait son fameux "Eurêka !". Il venait de constater que tout corps plongé dans l'eau subit une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du fluide déplacé.
Cette force existe aussi dans l'air : un objet dont le volume total est "plus léger que l'air" qu'il déplace peut s'envoler. Les ballons gonflés à l'hélium flottent dans l'air comme les bateaux flottent sur l'eau.
Le ballon de Jean-Louis ETIENNE contient 4 700 m3 d'hélium pesant 420 kg. Le même volume d'air pèse prés de 6 tonnes, soit 5 500 kg de plus. C'est cette différence de poids qui va exercer la poussée sous le ballon.
Ce principe est utilisé par les scientifiques et les météorologues qui envoient jusqu'à 40 kilomètres d'altitude des ballons remplis d'hélium pour un voyage allant de quelques heures à quelques jours, pour observer notre planète ou assurer la fiabilité des prévisions météorologiques.