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Assemblée Générale des Actionnaires 2018

AG 2018

Air Liquide vous a conviés à suivre son Assemblée Générale Mixte qui s'est déroulée le 16 mai 2018 au Palais des Congrès de Paris. Vous pouvez revivre l'événement en intégralité en cliquant sur l'un des liens ci-dessous. Cette année encore, nous proposons une version en langue des signes et audiodescription.

Accédez à la retransmission

Retransmission en langue des signes et audiodescription

Revivez les meilleurs moments

Revivez également les temps forts de notre Assemblée Générale 2018 sur YouTube, avec une sélection de clips pour retenir l'essentiel ainsi que 4 interviews réalisées dans les coulisses de l'événement.

Réponses aux questions transmises par écrit préalablement à l'Assemblée Générale

Question(s) Réponse(s)

Développement durable

1. Question de la société PHITRUST :

Votre société ne participe pas à ce jour à l’initiative des « Science Based Targets » qui instaure un contrôle scientifique du scénario de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pouvez-vous nous donner les raisons de n’avoir pas adhéré à cette initiative et envisagez-vous d’y adhérer au cours de l’exercice 2018 ?

L’initiative des « Science Based Targets » a retenu toute notre attention. À ce jour, elle ne propose pas de méthodologie pour le métier des gaz industriels et médicaux. Une des complexités est que ce métier sert de nombreuses industries ayant chacune leur propre trajectoire 2°C, pour certaines encore en cours d’élaboration. Toutefois, le Groupe Air Liquide a activement participé à la task force TCFD (Task Force on Climate-Related Financial Disclosures) et travaille actuellement à déterminer des objectifs Climat qui seront communiqués au deuxième semestre de cette année.
Par ailleurs, le Groupe étudie la possibilité de définir une méthodologie « Science Based Targets » qui tienne compte de la complexité de notre secteur d’activité.

Ressources humaines / Gouvernance

2. Questions de Madame Caroline Bommart-Forster :

Avez-vous mis en place une procédure identifiée et efficace pour prévenir et agir en cas de d’agissement sexiste et d’harcèlement sexuel ? Si oui, avez-vous des chiffres précis sur les signalements et les suites données ?

Notre système d'alerte permet aux employés de remonter toute déviation au Code de Conduite de la société et en particulier d'éventuelles allégations de harcèlement sexuel. En 2017, de très rares cas isolés ont été signalés via ce système. Après examen, les mesures disciplinaires requises ont été mises en œuvre.

Avez-vous pour objectif dans les deux prochaines années d’inverser les pourcentages, soit atteindre 40% d’hommes dans votre Conseil d’Administration ? Ou bien, vous contentez-vous d’un strict respect de vos obligations légales ? Pour ce faire, souhaitez-vous que vous soit transmise une liste de femmes administratrices ?

Nous nous conformons à la législation relative à la parité homme/ femme. Cinq femmes siègent au Conseil d’administration (soit 45 % des membres élus). En outre, notre règlement intérieur prévoit que la composition du Conseil doit refléter une diversité et une complémentarité d'expériences, notamment internationales, de nationalités, de sexe, de cultures et d'expertises, les membres étant choisis en prenant en compte leurs compétences, leur intégrité et leur indépendance d'esprit. Ces principes guident la procédure de recherche et d'appréciation des candidatures qui est pilotée par le Comité des nominations et de la gouvernance avec le support d’un cabinet extérieur.

Comment comptez-vous dans les 2 ans à venir, augmenter la part de femmes au sein du Comex et/ou Top 100 ? Pouvez-vous nous communiquer votre évolution par rapport à l’année dernière ?

Au sein du COMEX, le nombre de femme a doublé en 2018, avec l’arrivée d’Armelle Levieux (Directeur des Ressources Humaines), qui a rejoint Fabienne Lecorvaisier, Directeur Général Adjoint. Nos critères pour intégrer le Comex sont la compétence et l’expérience, qui s’appliquent tant aux hommes qu’aux femmes.

La part des femmes parmi les ingénieurs et cadres est en croissance régulière (de 17 % en 2005 à 29 % fin 2017), ce qui, pour un Groupe industriel est un résultat tout à fait significatif.

En 2017, 37 % des ingénieurs et cadres embauchés sont des femmes. Pour chaque poste de management, au moins une candidature féminine doit être étudiée.  Cette politique de ressources humaines qui favorise la diversité porte peu à peu ses fruits, avec l’objectif qu’elle se reflète au plus haut niveau de l’entreprise.

Une partie de la rémunération variable des dirigeants est-elle indexée sur l’atteinte des objectifs de mixité en matière d’égalité H/F ? Si oui, quelle est concrètement la part et combien de dirigeants l’ont perçue ? La part variable des cadres dirigeants intègre toujours un critère de développement durable, qui peut inclure la mixité.
Pouvez-vous nous communiquer le tableau anonymisé comparant les rémunérations (avantages en nature inclus) F et H à poste équivalent ou comparable ? Quels sont vos stratégies et vos efforts financiers pour supprimer définitivement les écarts salariaux entre F et H à poste équivalent ou comparable ? A quelle date cet écart sera-t-il supprimé ?

La politique salariale d’Air Liquide vise à :

  • Assurer un salaire égal à poste et compétences équivalents. C‘est le cœur de notre politique de rémunération, laquelle repose sur trois critères : performance, responsabilités dans le poste occupé, marchés internes et externes des rémunérations.
  • Assurer la progression des femmes à tous les niveaux de l’organisation et notamment aux postes les plus élevés.
Comment incitez-vous les hommes salariés dans votre entreprise à prendre le congé paternité, temps partiel et/ou télétravail dans le but d’une meilleure conciliation des temps (privés et professionnels) ? Nous appliquons la réglementation en la matière dans les pays où Air Liquide est présent. En France, l’accord collectif sur l’égalité professionnelle hommes/ femmes mis en place chez Air Liquide, s’assure du suivi de l’application effective de ces mesures.

3. Questions de Monsieur Sébastien Groyer (société Equinomy) :

Pourquoi la grande majorité de la rémunération du management ne serait-elle pas basée sur une rémunération extra-financière écologique, en faveur de l'environnement ?

Depuis plusieurs années, les critères qualitatifs de la part variable des dirigeants mandataires sociaux intègrent un objectif de RSE. En 2018, pour Monsieur Benoît Potier, cet objectif comprend entre autres le déploiement du Programme de Développement Durable et la définition d’objectifs de développement durable pour le Groupe en cohérence avec le programme d’entreprise NEOS. Concernant les cadres dirigeants leur part variable intègre toujours un critère de développement durable.

Le rapport Notat-Sénard pour le projet de loi Pacte propose d'augmenter le nombre de représentants de salariés au conseil, ce qui sera, j'espère, voté. Pourquoi ne pas en profiter pour y ajouter un premier représentant de vos clients ? La composition du Conseil vise à refléter les intérêts de l’ensemble des actionnaires. Dans le choix des administrateurs proposés à l’Assemblée, la compétence dans les secteurs dans lesquels le Groupe est actif (énergie/pétrole/chimie, automobile, santé/recherche/pharmacie, service/grande consommation) est privilégiée. Ces secteurs sont notamment ceux de nos clients.

Digital

4. Question de Monsieur Denis L. :

Pourquoi le logiciel libre n'est-il pas au cœur de toutes les préoccupations d’Air Liquide ? Pourquoi ne fait-il pas partie de sa stratégie ? L’entreprise comprend-elle les enjeux qu'il y a derrière ?

Le Groupe utilise déjà depuis de nombreuses années l'Open Source (logiciels libres) au sein de ses systèmes d'information : pour ses systèmes d'exploitation, le stockage de données, ses bases de données, le développement logiciel, certains serveurs applicatifs.

C'est un fondement de notre stratégie IT pour accélérer la transformation digitale.

En adéquation avec les principes de l’utilisation des logiciels libres, Air Liquide étudie également la possibilité de partager certains de ses développements, sous réserve que cela s’avère pertinent, avec la communauté “open source”.

Actionnariat

5. Question de Monsieur Pierre Bonnicel :

Au vu du cours actuel des actions, est-il envisagé de faire une division du nominal à court terme ? Si oui, à quelle échéance et dans quelle proportion ?

Si le cours se maintient durablement et significativement au-dessus de 100 euros, la division du nominal pourrait être envisagée. La dernière division date de 2007, le titre cotait alors environ 180 euros.

Si cette situation se présentait, nous examinerions les paramètres de cette opération dans l’intérêt de la société et des actionnaires, sachant que le coût d’une telle opération n’est pas neutre.

Concurrence

6. Question de Monsieur Pierre Delahaye :

Pouvez-vous situer notre groupe au regard de la concurrence ?

À l’échelle mondiale, le secteur des gaz industriels compte quatre acteurs principaux : Air Liquide, Linde (Allemagne), Praxair (États-Unis) et Air Products (États-Unis). Il existe également plusieurs acteurs régionaux, tels que Taiyo Nippon Sanso (Japon), Messer (Allemagne), Yingde (Chine) et Hangzhou Hangyang (Chine). Enfin, sur les marchés locaux, de nombreux acteurs de taille plus modeste sont également présents. Fin 2016, Linde et Praxair ont présenté un accord de principe sur une fusion entre égaux des deux groupes.

Air Liquide est le leader mondial du secteur des gaz industriels, et notamment leader dans la Grande Industrie, l’Industriel Marchand ainsi que l’Électronique.