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Cap sur la
société hydrogène

L’hydrogène devient une solution incontournable pour la transition énergétique, suscitant un intérêt croissant de la part de multiples acteurs à travers le monde. Précurseur en la matière, Air Liquide fait valoir son expertise pour la mobilité ainsi que pour de multiples usages industriels.

En juin 2019, les ministres de l’Environnement du G20, réunis au Japon, annonçaient leur volonté commune de coopérer afin de développer l’usage de l’hydrogène. Un accord motivé par l’urgence climatique et la pertinence des innovations les plus récentes autour de la solution hydrogène. Fondé en 2017 et co-présidé par Benoît Potier, Président-Directeur Général d’Air Liquide, et Euisun Chung, Vice-Président Exécutif de Hyundai Motor Group, le Hydrogen Council (Conseil de l’Hydrogène) est passé en trois ans de 13 membres à plus de 80 partenaires – industriels et investisseurs – en janvier 2020. Monde politique, acteurs économiques et chercheurs s’accordent aujourd’hui sur un point : l’hydrogène a un rôle clé à jouer dans la transition énergétique.

Des atouts reconnus

Cet alignement progressif des différents acteurs en présence représente une formidable reconnaissance du rôle pionnier joué par Air Liquide. Le Groupe est expert de la molécule hydrogène depuis près de 50 ans : légère, stockable et transportable, elle est utilisable dans des piles à combustible avec une efficacité multipliée par deux par rapport à un moteur conventionnel. L’hydrogène est un vecteur énergétique bas carbone – zéro gaz à effet de serre et zéro particule au point d’utilisation – qui peut être produit à partir de procédés vertueux comme l’électrolyse1.

L’électrolyseur PEM (membrane échangeuse de protons) de Bécancour permettra d’éviter l’émission de 27 000 tonnes de CO2 par an par rapport au procédé de production d’hydrogène traditionnel

Mobilité, chauffage et réseaux de chaleur, procédés industriels, marché des data centers, stockage des énergies renouvelables pour pallier leur intermittence… le potentiel de l’hydrogène est immense. C’est particulièrement le cas en matière de mobilité durable : avec un temps de recharge inférieur à cinq minutes et une autonomie de plus de 770 kilomètres2, les véhicules à pile à hydrogène offrent une solution efficace pour les usages intensifs et les longs déplacements, qui représentent la plus grande part des émissions de CO2 du secteur des transports. En réduisant les rejets de gaz à effet de serre, la pollution urbaine ainsi que la dépendance aux carburants issus du pétrole, l’hydrogène révèle tous ses atouts.

Un savoir-faire unique

Parfait connaisseur de la molécule, Air Liquide peut faire valoir son expertise tout au long de la chaîne de valeur, de la production d’hydrogène à sa distribution en passant par son stockage. À la tête de quelque 200 unités de production et de milliers de kilomètres de canalisations, le Groupe a conçu et installé plus de 120 stations de recharge dans le monde. Air Liquide s’attache en outre à produire de l’hydrogène bas carbone, à partir de l’électrolyse de l’eau, du biométhane, ou encore de la technologie de captage du CO2, Cryocap, déployée dès 2015 dans sa plus grosse unité de production en France, à Port-Jérôme.

Témoignage
Éric Sebellin

Directeur Marchés et Stratégie, activité Énergie Hydrogène, Air Liquide

« Le potentiel immense de l’hydrogène dans la transition énergétique est aujourd’hui reconnu. Des plans ambitieux, en particulier dans les transports, sont mis en place en Europe, en Corée du Sud, au Japon, en Chine, en Californie… Nous connaissons la molécule depuis près de 50 ans. Aujourd’hui, tout l’enjeu consiste à produire de l’hydrogène bas carbone et à le déployer massivement, afin de créer une chaîne durable complète et de faire un pas de plus vers la mobilité propre. »

Solutions concrètes pour l’industrie et les transports

Le Groupe capitalise sur son savoir-faire pour accompagner ses clients industriels dans leur recherche de solutions bas carbone. En 2019, Air Liquide a ainsi collaboré avec thyssenkrupp Steel dans le cadre d’un projet novateur visant la production d’acier bas carbone en ayant recours à de l’hydrogène.

Il contribue en outre au déploiement massif de l’hydrogène dans les transports, un secteur responsable de 24 % des émissions de CO23. Qu’il s’agisse de faire circuler des chariots élévateurs, des bus, des camions, des flottes de véhicules utilitaires, ou encore des trains et des ferries, les applications sont, là aussi, multiples. En France, le Groupe accompagne le développement de Hype, la flotte de taxis parisiens hydrogène : d’une centaine de véhicules en 2015, la flotte devrait atteindre 600 taxis d’ici à fin 2020. À cette fin, il a créé avec ses partenaires (Idex, Kouros, STEP et Toyota France) la société HysetCo afin d’accélérer la mobilité durable en région parisienne.

En Corée du Sud, Air Liquide contribue à l’ambitieux plan national en matière de mobilité hydrogène qui prévoit d’investir 2 milliards d’euros avec un objectif de 310 stations en 2022 (700 d’ici à 2030). Dans la même logique, le Groupe accompagne également la Chine, très mobilisée dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Déjà présent dans le pays avec près de 90 unités de production de gaz industriels, le Groupe a constitué une joint-venture avec Houpu pour installer et commercialiser des stations de recharge hydrogène. Avec Sinopec (China Petroleum & Chemical Corp.), il a signé un protocole d’accord pour contribuer à l’accélération du déploiement de solutions de mobilité hydrogène dans ce qui représente le plus grand marché mondial de la mobilité. Air Liquide fournira à Sinopec son expertise de la chaîne logistique de l’hydrogène afin d’apporter des solutions compétitives aux marchés chinois de la mobilité propre.

À l’horizon 2050, l’hydrogène pourrait représenter 18 % du mix énergétique mondial

Créer une chaîne de valeur complète

Désireux d’être un acteur majeur dans la fourniture d’hydrogène bas carbone, le Groupe s’engage à l’horizon 2030 à produire 100 %4 de l’hydrogène destiné au marché de la mobilité à partir de procédés propres5. Aux États-Unis, Air Liquide a ainsi investi 150 millions de dollars dans la production d’hydrogène liquide bas carbone pour approvisionner le marché californien et répondre aux objectifs ambitieux que l’État a fixés : disposer de 200 stations de recharge à l’horizon 2025 afin d’accompagner le développement du plus grand parc de véhicules électriques à hydrogène. Autre investissement majeur annoncé début 2019, la construction du plus grand électrolyseur à membrane au monde pour la production d’hydrogène décarboné. Cet électrolyseur de 20 MW permettra d’augmenter de 50 % la capacité actuelle du site de Bécancour, au Canada, et contribuera à assurer l’approvisionne ment des marchés nord-américains, que ce soit pour des usages industriels ou pour la mobilité.

Par ses nombreuses innovations et réalisations, Air Liquide joue un rôle moteur afin de faire de l’hydrogène une réalité concrète à l’échelle planétaire, ouvrant ainsi la voie à une société toujours plus respectueuse de l’environnement.

1 L'électrolyse consiste à récupérer l’hydrogène naturellement présent dans l’eau, où sont plongées deux électrodes. Le courant électrique qu’elles envoient décompose les molécules de l’eau (H2O) : d’un côté l’hydrogène (H2), de l’autre l’oxygène (O2). Un procédé vertueux si l’électricité est d’origine renouvelable.
2 Au volant d’un Hyundai NEXO de série et dans des conditions normales de circulation, Bertrand Piccard a parcouru 778 km. Il s’agit du record du monde de distance avec un véhicule hydrogène en une seule charge.
3 D’après l’Agence internationale de l’Énergie, 2017.

4 Dans le cas où les réglementations nécessaires sont mises en place.
5 Biogaz, utilisation des énergies renouvelables via l’électrolyse de l’eau, usage des technologies de captage et de valorisation du CO2 émis lors de la production d’hydrogène à partir de gaz naturel.

La production actuelle de nos usines est susceptible d’alimenter 10 millions de véhicules à hydrogène

Article publié le 11 juin 2020