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Comment contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique ?

Vers une industrie bas carbone

Alors que le réchauffement climatique est au centre des préoccupations, Air Liquide a décidé d’agir. Avec, tout d’abord, un engagement ambitieux de réduction de l’intensité carbone de ses propres activités porté par des projets innovants. Air Liquide multiplie aussi les initiatives, partout dans le monde, avec ses clients et ses partenaires.

Limiter le réchauffement climatique conformément à l’accord de Paris de 2015 suppose d’engager des transformations rapides et sans précédent. Selon les experts internationaux du climat (GIEC), pour contenir le dérèglement du climat d’ici à 2050, l’industrie tout comme les secteurs de l’énergie, du transport ou encore de l’agriculture devront réduire leurs émissions de CO2 de façon drastique. Acteur responsable, Air Liquide agit de longue date en faveur de la préservation de la planète et a annoncé, fin 2018, les Objectifs climat les plus ambitieux de son secteur. Le Groupe prend en effet l’engagement de diminuer de 30 % l’intensité carbone de ses activités d’ici à 2025, par rapport à 2015. Air Liquide entend aussi contribuer à un monde plus durable en développant de nouvelles technologies et filières pour accompagner ses clients industriels dans leur transition bas carbone. Ses récents investissements dans le biométhane et l’hydrogène décarboné illustrent cet engagement.

Agir sur nos propres activités

Commencer par soi : produire propre en respectant les normes les plus élevées, diminuer la consommation d’électricité liée à ses processus industriels ainsi que l’intensité carbone de ses usines et de ses équipements sont les principaux leviers actionnés par Air Liquide pour réduire sa propre empreinte environnementale. Les engagements du Groupe s’illustrent à travers plusieurs projets concrets initiés en 2019. Air Liquide a pris part au développement d’un parc éolien, au Texas, afin d’alimenter en électricité d’origine renouvelable ses sites de production de gaz industriels, évitant ainsi l’émission de 1,5million de tonnes de CO2 sur la durée de l’accord. Le Groupe réduit en outre drastiquement ses rejets de carbone en investissant dans deux nouvelles unités de production qui lui permettent de mettre à l’arrêt les anciennes, très consommatrices d’énergie. C’est le cas en particulier en Russie et aux États-Unis, où Air Liquide construit des unités de séparation des gaz de l’air (ASU) de très grande taille à la pointe de la technologie pour approvisionner ses clients Severstal et Methanex à l’aide de solutions durables et performantes. De la même façon, le Groupe construit une usine de production d’hydrogène de dernière génération sur le site de la raffinerie Tabangao, aux Philippines. Détenue et opérée par Air Liquide, elle sera couplée à une unité de captage et de liquéfaction de CO2 initialement rejeté et qui pourra alors être utilisé pour d’autres usages, permettant ainsi de réduire les émissions directes de carbone.

Accompagner l’industrie dans sa transition énergétique

À ces efforts pour réduire sa propre empreinte environnementale s’ajoutent plusieurs initiatives innovantes afin d’accompagner les industriels vers un avenir bas carbone. Le Groupe expérimente plusieurs solutions avec chacun de ses partenaires, dont une trentaine de projets susceptibles d’être déployés d’ici cinq ans. Il collabore déjà avec ArcelorMittal dans le cadre d’une opération pilote de capture et de recyclage des émissions carbone dans la production d’acier. Filtrés grâce à une solution technique mise au point par Air Liquide, les effluents gazeux du haut-fourneau seront ensuite injectés dans un bioréacteur pour produire du bioéthanol. L’aciérie de Gand, en Belgique, deviendra ainsi, d’ici à fin 2020, le premier site industriel européen de production de bioéthanol à partir des effluents gazeux émis pendant la production d’acier.

Toujours dans la sidérurgie, Air Liquide et thyssenkrupp Steel ont initié ensemble un projet ambitieux : pour la première fois, de l’hydrogène est injecté à grande échelle pour remplacer en partie le charbon utilisé dans le haut-fourneau lors de la production d’acier. Après déploiement complet sur son site de Duisbourg, en Allemagne, le sidérurgiste vise jusqu’à 20 % de réduction des émissions de CO2 liées au processus de production d’acier. En parallèle, et alors que les émissions massives de CO2 restent une préoccupation croissante pour les acteurs industriels, Air Liquide a conclu un partenariat avec Northern Lights, un projet d’envergure de capture et de stockage de CO2 sur le plateau continental norvégien. En permettant de traiter de gros volumes d’émissions, le captage et le stockage de CO2 représentent un moyen efficace pour décarboner l’industrie. Le projet Northern Lights pourrait ainsi devenir le premier site de stockage au monde à recevoir du CO2 provenant de sources industrielles de plusieurs pays européens.

Témoignage
Jean-Baptiste Salles

Directeur Grands Comptes et Business Model, activité Grande Industrie, Air Liquide

« Grâce à sa maîtrise technologique et logistique pour extraire et transporter le CO2 sous forme gazeuse ou liquide, Air Liquide participe aux côtés de ses partenaires à un projet innovant de capture et de stockage du CO2 à grande échelle en Norvège. Ce partenariat illustre la capacité du Groupe à proposer des solutions pour décarboner ses propres usines et celles de ses clients situées sur les bassins industriels d’Anvers et de Rotterdam. »

Un futur durable dans l’industrie maritime et les transports

L’industrie maritime est elle aussi confrontée à la problématique des émissions de gaz à effet de serre. Ce secteur représente environ 3 % du total des émissions mondiales de CO2 . Des solutions se mettent en place pour réduire cette empreinte, et Air Liquide y participe avec sa solution technologique Turbo-Brayton. Développée depuis une dizaine d’années, cette technologie a démontré sa fiabilité au quotidien et rencontre un succès prometteur dans le transport du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette innovation, embarquée sur les bateaux méthaniers, permet d’éviter les évaporations de GNL intervenant lors du transport en les reliquéfiant. Les débouchés sont nombreux, tant dans le transport maritime que pour liquéfier le biogaz issu des unités de méthanisation des déchets ménagers ou agricoles.

Environ 480 M€ : c'est le montant des paiements sur investissements cumulés sur la période 2014-2019 dans le biométhane et la mobilité hydrogène

Autre exemple : le biométhane. Air Liquide se développe fortement sur ce marché d’avenir. Le Groupe possède 18 unités de production de biométhane dans le monde représentant une capacité de 1,1 térawatt-heure par an. Cette activité encore récente revêt un fort potentiel, notamment auprès des clients souhaitant convertir leur flotte de véhicules vers une énergie bas carbone. Avec, à la clé, une réduction de 90 % des émissions de CO2 et de 85 % des émissions de particules fines pour les transporteurs utilisant du biométhane. Outre la mobilité propre, le biométhane trouve aussi naturellement sa place dans le mix énergétique et a un rôle important à jouer dans la transition énergétique. Enfin, un investissement majeur pour produire de l’hydrogène décarboné à Bécancour, au Canada, contribuera à assurer l’approvisionnement en hydrogène bas carbone pour le marché croissant de la mobilité en Amérique du Nord.

Très impliqué dans la réduction de sa propre empreinte environnementale, le Groupe élargit constamment son ambition à ses partenaires industriels, toujours plus soucieux de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, et explore avec succès des marchés d’avenir riches de promesses. Ce faisant, il anticipe et participe à la construction d’une industrie plus durable.

Découvrez notre Rapport annuel 2019

Article publié le 27 mai 2020