Saviez-vous qu’un camion d’hydrogène liquide peut remplacer jusqu’à 16 remorques d’hydrogène gazeux ? C’est tout l’intérêt de la liquéfaction par cryogénie : pouvoir embarquer assez d'énergie dans un espace restreint, sans sacrifier la capacité de transport. Un enjeu clé pour le fret routier, maritime et aérien, où chaque mètre cube compte.
La liquéfaction : comment ça marche ?
Lorsqu’il est produit, que ce soit par électrolyse, vaporeformage, reformage autothermique, ou craquage d’ammoniac, l’hydrogène est, la plupart du temps, sous forme gazeuse.
Or, pour faciliter son transport, l’hydrogène doit être liquide. Le recours à l’hydrogène liquide permet en effet de rationaliser radicalement la chaîne logistique : un seul camion transportant 3,6 tonnes d'hydrogène liquide équivaut à 16 remorques de gaz compressé à 200 bar ou 5 remorques de gaz à 300 bar.
C’est là qu’intervient la liquéfaction, un procédé basé sur la cryogénie qui permet de transformer l’hydrogène gazeux en liquide. Découvrez-en les différentes étapes en vidéo.
L’hydrogène liquide, essentiel pour la mobilité
Des projets majeurs dans le monde
Air Liquide s'appuie sur d’importantes capacités de production, à l'image de son liquéfacteur de North Las Vegas aux États-Unis qui produit 30 tonnes d’hydrogène liquide par jour pour la mobilité en Californie.
En Corée du Sud, le Groupe a également fourni les équipements et les licences technologiques pour une usine de production de 90 tonnes d'hydrogène liquide par jour.
Par ailleurs, cette technologie a prouvé son efficacité au fil du temps. En opération depuis 1987, le site de Waziers en France, pionnier pour le Groupe, permet de produire 10 tonnes d’hydrogène liquide par jour.